samedi 20 mars 2010
mercredi 17 mars 2010
mardi 16 mars 2010
lundi 15 mars 2010
du sang à la tête
Explorer l’espace public ou semi-public autour des halles, donc, ….
L'espace public me parait naturellement hostile.
Je connais mieux le plateau, qui est un lieu de consensus, où la prise de pouvoir du performer se déroule d'un commun accord avec le spectateur.
Les zones urbaines constituent à mon sens une sorte de hors champs de l’art ; les pratiques performatives, une fois sorties de leur contexte institutionalisé, y seraient vouées presque uniquement à la dissension, puis au désintérêt.
En tentant de réactiver une relation entre ma pratique artistique et l’environnement public, je ne peux que m’exposer à ce constat tragique : l’art n’a plus aucun impact sur les consciences collectives, ne parvient plus à façonner un monde déjà trop marqué par la violence du quotidien.
Je ne peux agir qu’à l’intérieur de cet état de fait.
Don DeLillo a écrit quelque part que ce que les terroristes ont gagné, les artistes l'ont perdu.
Voilà ma piste.
Pour recoloniser l’espace public , je dois m’approprier le modus oprendi d’une guérilla urbaine : avec un minimum de moyen technique, obtenir un maximum de retombée médiatique. Revisiter l’iconographie du terrorisme.
Remettre en cause la posture héroïque de l’artiste.
Le faire tomber. Littéralement. Comme tombe le corps d’un bâtiment qui s’effondre. Un seul corps entraînant l’effroi et la fascination collective.
lundi 1 mars 2010
mercredi 27 janvier 2010
Oedipe, quelques notes d'intention
Automutilation, auto-dénonciation, auto-exclusion, l’histoire d’Oedipe parle de ce sacrifice, de l’inévitabilité de son destin, qui est de passer de roi à paria, de messie à martyr, de clairvoyant à aveuglé. Le salut passe ici par l’écroulement total des valeurs sociales. Œdipe roi est, parce que roi, la victime toute désignée pour le sacrifice humain.
- Le matériau primaire de la scénographie est l’eau, ainsi que ses déclinaisons biologiques: le sang, les larmes, le foutre.
- La dramaturgie s’articulera autour du constat des corps de ceux qui seront convoqués sur scène.
- L’incertitude est ici érigée en vertu.
- Le résultat de l’activité ludique se doit par essence de rester incertain, car un déroulement connu d’avance ruine immanquablement le plaisir du jeu, et le jeu lui-même.
- Jouer, donc, mais selon des règles, des temps, et des lieux réservés, fixer ces contingences, voilà le rôle qui incombe à la scénographie. En ça, Oedipe Roi se rapproche plus des arts plastiques que des us et coutumes théâtraux. Il s'agit de rompre une fois encore avec les canons classiques en y introduisant des « real time performances » - sortes d'installations vivantes qui se développeront au grè de la logique modale fixée par l'environnement scénique.
mardi 12 janvier 2010
samedi 19 décembre 2009
lundi 14 décembre 2009
réponse à jcdb
Il y a effectivement bien des choses à dire sur la scénographie et sa mutation, sinon qu'elle est permanente, et donc défiant l’idée même de définition. Trop de choses. Pas assez de temps. J’observe : Fabre puis Castellucci associés à Avignon ; Eliasson, Kapoor et Zhang Huan à l’ouverture des dernières saisons de la Monnaie ; l'évolution actuelle du paysage scénique et la manière avec laquelle le plasticien se substitue au binôme metteur en scène/scénographe, plutôt que d’enfermer notre discipline dans un carcan, devrait nous pousser à retourner dans une condition d’ignorance, d’innocence. De plus, la nature profonde du théâtre est sauvage, dangereuse, transgressive, belle. Et ce serait la mutiler que de vouloir y circonscrire des rôles trop rigides au sein de rapports trop hiérarchisés, entre dramaturge et scénographe, entre texte et image. Le théâtre est pour moi avant tout l’art de la chair, au delà de cette dérive, je ne sais pas si je suis déjà capable de lui trouver une autre définition. Je crois bien que non. Bien à toi Boris










