lundi 23 août 2010

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"-C'est vrai que
quand on construit un pont,
on y intègre l'emplacement
pour le miner ?

-Pourquoi cette question ?

-Ça me paraît
une bonne façon de procéder.
On imagine quelque chose
y compris le moyen de le détruire.

-Excellente pratique.
Mais on ne prend plus
ces précautions de nos jours.
Des ponts coupés derrière soi..."




Stade de Wimbledon (Le), de Mathieu Amalric, avec Jeanne Balibar

dimanche 13 juin 2010

mercredi 5 mai 2010

lundi 3 mai 2010

mardi 20 avril 2010

lundi 22 mars 2010

oedipe, découpage

"Tous les fleuves de l'orient ne suffiraient pas, je crois, à laver, à purifier cette demeure de toutes les horreurs qu'elle cache."

Oedipe Roi, Sophocle









samedi 20 mars 2010

mercredi 17 mars 2010

mardi 16 mars 2010

lundi 15 mars 2010

du sang à la tête

Explorer l’espace public ou semi-public autour des halles, donc, ….
L'espace public me parait naturellement hostile.
Je connais mieux le plateau, qui est un lieu de consensus, où la prise de pouvoir du performer se déroule d'un commun accord avec le spectateur.
Les zones urbaines constituent à mon sens une sorte de hors champs de l’art ; les pratiques performatives, une fois sorties de leur contexte institutionalisé, y seraient vouées presque uniquement à la dissension, puis au désintérêt.
En tentant de réactiver une relation entre ma pratique artistique et l’environnement public, je ne peux que m’exposer à ce constat tragique : l’art n’a plus aucun impact sur les consciences collectives, ne parvient plus à façonner un monde déjà trop marqué par la violence du quotidien.
Je ne peux agir qu’à l’intérieur de cet état de fait.
Don DeLillo a écrit quelque part que ce que les terroristes ont gagné, les artistes l'ont perdu.
Voilà ma piste.
Pour recoloniser l’espace public , je dois m’approprier le modus oprendi d’une guérilla urbaine : avec un minimum de moyen technique, obtenir un maximum de retombée médiatique. Revisiter l’iconographie du terrorisme.
Remettre en cause la posture héroïque de l’artiste.
Le faire tomber. Littéralement. Comme tombe le corps d’un bâtiment qui s’effondre. Un seul corps entraînant l’effroi et la fascination collective.

lundi 1 mars 2010

mercredi 27 janvier 2010

Oedipe, quelques notes d'intention

Se replonger dans la tragédie antique, c’est s’exposer à un récit d’une cruauté inouïe, où l’acteur brûle les planches comme un supplicié sur son bûcher et où le théâtre recouvre son essence primitive, celle d’être l’art de la chair et de sa mutilation. Le sacrifice humain n’y est pas vu comme une irréductible folie, mais plutôt comme un mal nécessaire à la purification de la collectivité.
Automutilation, auto-dénonciation, auto-exclusion, l’histoire d’Oedipe parle de ce sacrifice, de l’inévitabilité de son destin, qui est de passer de roi à paria, de messie à martyr, de clairvoyant à aveuglé. Le salut passe ici par l’écroulement total des valeurs sociales. Œdipe roi est, parce que roi, la victime toute désignée pour le sacrifice humain.

  1. Le matériau primaire de la scénographie est l’eau, ainsi que ses déclinaisons biologiques: le sang, les larmes, le foutre.
  2. La dramaturgie s’articulera autour du constat des corps de ceux qui seront convoqués sur scène.
  3. L’incertitude est ici érigée en vertu.
  4. Le résultat de l’activité ludique se doit par essence de rester incertain, car un déroulement connu d’avance ruine immanquablement le plaisir du jeu, et le jeu lui-même.
  5. Jouer, donc, mais selon des règles, des temps, et des lieux réservés, fixer ces contingences, voilà le rôle qui incombe à la scénographie. En ça, Oedipe Roi se rapproche plus des arts plastiques que des us et coutumes théâtraux. Il s'agit de rompre une fois encore avec les canons classiques en y introduisant des « real time performances » - sortes d'installations vivantes qui se développeront au grè de la logique modale fixée par l'environnement scénique.

mardi 12 janvier 2010